Mondial 2026 : Infantino recule et abandonne la vente de parts de la Coupe du Monde
Gianni Infantino a dû ranger son projet dans le tiroir. Le président de la FIFA, qui envisageait de céder des participations commerciales dans la Coupe du Monde à des investisseurs privés, a finalement abandonné cette idée après un tollé sans précédent. La menace d'un boycott des nations européennes a pesé lourd dans la balance. Le plan prévoyait d'ouvrir le capital de l'événement le plus regardé de la planète football à des acteurs extérieurs, une opération qui aurait fondamentalement changé la gouvernance du tournoi. Mais l'opposition ne venait pas uniquement de l'extérieur : au sein même de l'instance mondiale, des voix influentes se sont élevées contre ce qu'elles considéraient comme une marchandisation excessive du jeu. Pour les sélections qui se préparent au Mondial 2026 aux États-Unis, au Mexique et au Canada, cette décision apporte une clarification bienvenue. Le cadre organisationnel reste inchangé, et les fédérations nationales conservent leur poids dans les négociations autour de la répartition des revenus du tournoi. Ce recul d'Infantino est significatif. Depuis son arrivée à la tête de la FIFA, le dirigeant italo-suisse avait multiplié les réformes commerciales ambitieuses. Mais cette fois, la résistance collective a été plus forte que l'appétit financier. Les confédérations, menées par l'UEFA, ont clairement tracé une ligne rouge. À moins d'un an du coup d'envoi du Mondial 2026, cet épisode rappelle que le football reste un terrain où les rapports de force politiques pèsent autant que les enjeux économiques. La Coupe du Monde ne sera pas à vendre.
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